A la chambre, pour faire une photo à fort grossissement, il "suffit" de se rapprocher (certains objectifs sont meilleurs que d'autres à ce jeu, mais on fait avec ce qu'on a sous la main). Bien sûr en se rapprochant, il faut augmenter le tirage, c'est à dire la distance entre le plan image (mon film) et le plan de l'objectif.

PF#2015-04-08 Argiope12/04/2015 l'araignée de Mathilde sur la table de la cuisine. f/16.3 1/4s, Fujinon 250/5,6, map 70cm Provia 100 F

Les argiopes sont un genre d'araignée à rayures jaunes et noires (d'après wikipedia - attention, certaines images sur cette page peuvent choquer les arachnophobes), et naturellement, les primates n'aiment pas l'aspect des araignées (ce n'est pas moi qui le dit, c'est un site canadien qui me semble fort pertinent). Je suis un primate. 

Revenons à la chambre: objectif de 250mm, mise au point à environ 70cm. La formule de conjugaison de Descartes nous dit : 1/f = 1/OA' + 1/OA avec : f la focale ( 25cm ), OA' la distance à l'image, et OA la distance à l'objet ( 70cm ). On en déduit 38,8cm. En réalité on mesure 35cm (c'est la longueur du soufflet pour cette photo). De cette distance entre objectif et film (le tirage), on déduit le facteur d'atténuation, ou "indice de soufflet", c'est à dire la compensation en ouverture ou temps de pose. Pas de calcul, il existe des tables toutes faites : voir par exemple le site (excellent) de galerie-photo. Ici la compensation sera de 2/3 de diaphragme.

Le grossissement de cette photo est estimable au ratio des distances : environ 0,5. Pour obtenir des grossissements plus importants, il faut davantage de tirage: 50cm de tirage sur une mise au point à 50cm permettrait d'avoir un grossissement de 1 avec un objectif de 250mm. La limitation (au moins sur ma chambre) vient de la longueur maximale du rail.

Le connaisseur notera la bascule qui permet d'avoir le corps de l'araignée (l'abdomen, beurk) net en profondeur .

Donc la macro à la chambre c'est simple comme une mise au point et un calcul d'indice de soufflet ! S'abstenir des sujets mobiles.

Crédit sculpture : Mathilde.