Gas station, Terlingua

Lever de soleil sur la station essence - épicerie - resto-routier de Terlingua. A quelques miles de l’entrée de Big Bend.

Il y a quelques temps, à la faveur de jours de congés, j’ai profité de l’occasion pour approfondir mes séries de photos en forêt. Ne voulant pas faire les choses à moitié, j’ai chargé une boite complète de Kodak Portra 160C (dix plan-films, donc cinq chassis), et six plan-films de Kodak 320TXP (trois chassis, c’est ma quantité pour le développement).

La Portra 160C est un négatif couleur qui a la réputation de bien encaisser les hautes lumières, donc des forts contrastes. Pourvu que le scanner suive, il est possible de trouver des détails en hautes lumières sans être complètement cramé. C’est donc un choix qui me semble logique pour de la forêt en hiver: la neige au sol amène un fort contraste avec soit des arbres très sombres comme les sapins, soit des troncs dépourvus de feuilles.

Telemark boot
PF#2015-12-6 lac
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J’utilise Lightroom pour stocker, organiser et traiter les photos, quelle que soit la source : scan de film, ou numérique. Lightroom est un très bon logiciel, mais qui ne tourne pas sous Linux. Utiliser Lightroom, c’est donc se restreindre à Mac ou Windows. Mon ordinateur actuel est vieux (environ 8 ans), de plus en plus lent et va finir par me lâcher. Le remplacement arrive. Mac ou Linux ? Si j’arrive à trouver une alternative fiable à Lightroom, Linux. Sinon, je resterai avec Mac.

Et voilà, aujourd’hui j’ai shooté ma première photo en New55 !

New55 #02 : Cucurbita pepo

New55 FILM est une compagnie qui tente de re-créer un équivalent du fameux et disparu Polaroid-55. Le produit phare de New55 FILM c’est le New55 PN (pour Positive Negative), un film Noir & Blanc à développement instantané (comme feu le Polaroid) et qui donne un positif et un négatif. L’ambition affichée est d’obtenir un négatif de bonne qualité, donc réutilisable pour des tirages ultérieurs à partir du négatif.

Pour l’instant, j’ai fait un test à 100 ISO, et ça me donne un positif un peu clair, et un négatif de bonne densité. La photo ci-dessus est issue du scan du négatif. Le positif s’obtient en “peel apart”: on expose la photo, on fait passer dans les rouleaux pour étaler la chimie, on attend quelques minutes et on sépare toutes les couches pour en extraire l’image positive. Ensuite le négatif peut lui aussi être extrait, plongé dans un fixateur et nettoyé.

La compagnie New55 FILM s’est montée avec un financement collaboratif “QuickStarter” (pour développer et stabiliser les recettes et processus), et se finance maintenant en vendant les quelques boites de films qui sortent de leur production. Leur dernier billet de blog n’est pas très optimiste, ils font face à la fois à des problèmes financiers et matériels.

A 85$ la boite de 5 films instantanés, je ne vais pas en acheter beaucoup. Sur une photo, je suis content du résultat, je suis content d’avoir l’occasion de pouvoir photographier comme si j’avais du Polaroid 55 (je serais encore plus enthousiaste si quelqu’un se relançait dans la production du Kodachrome en 4x5…), mais en regard de ma production photographique (à fonds perdus), c’est trop cher. Perdre un plan-film Provia à 5 euros, ou un TriX-320 à 2,5 euros suite à une erreur d’exposition ou de manipulation reste envisageable. Pas 17 dollars. Espérons une baisse de prix et une production stabilisée !

Troncs alignés