Denny'sSan Antonio, Labor's day. Looking for a breakfast.
UT, Austin.UT, Austin is tobacco free, but not gun free. August 2016.

Il y a quelques temps, à la faveur de jours de congés, j'ai profité de l'occasion pour approfondir mes séries de photos en forêt. Ne voulant pas faire les choses à moitié, j'ai chargé une boite complète de Kodak Portra 160C (dix plan-films, donc cinq chassis), et six plan-films de Kodak 320TXP (trois chassis, c'est ma quantité pour le développement).

La Portra 160C est un négatif couleur qui a la réputation de bien encaisser les hautes lumières, donc des forts contrastes. Pourvu que le scanner suive, il est possible de trouver des détails en hautes lumières sans être complètement cramé. C'est donc un choix qui me semble logique pour de la forêt en hiver: la neige au sol amène un fort contraste avec soit des arbres très sombres comme les sapins, soit des troncs dépourvus de feuilles.

La 320TXP est un film négatif noir et blanc, qui encaisse bien aussi, et qui a un bon rapport qualité prix. Je le préfère aux films Foma, et les Fuji Acros 100 sont hors de prix.

Donc un matin j'ai tout chargé dans mes chassis, une opération répétitive et un peu fastidieuse, à faire à l'abri d'une tente de chargement.

Et je suis parti crapahuter avec quelques kilogrammes de matériel sur le dos, à choisir mes points de vue, cadrer, mesurer, marcher.

Au total pour ces deux ou trois jours, dix photos en Portra 160C uniquement, que de la couleur. Le noir & blanc ne m'avait pas inspiré. Fièrement de retour à mes activités habituelles (le boulot donc), je décharge tous mes chassis couleurs, et m'aperçois dépité que j'avais chargé tous mes films face arrière en avant, en dépit des marque de détrompage. Je me traite de buse illico. La couche anti-halo de la face arrière a dut faire fonction de filtre. Et je porte mes films à développer, pour discuter avec le labo. Ils me conseillent de ne tester qu'une photo, ce qui semble raisonnable.

Verdict: pas grand chose, une esquisse de photo, aucun détail ni contraste.

Donc, je recharge les neufs films (toujours Portra 160C, vous suivez ?) qui me restent à nouveau dans des chassis, face avant vers l'avant. Je vais les utiliser, et tant pis, laissons faire un peu le hasard, j'aurai vraisemblablement un image résiduelle en plus de la prochaine photo. Et je repars crapahuter, cette fois vers la tourbière du Peuil. Avec dans mon sac, cinq chassis couleur (dont un à moitié vide), trois chassis noir & blanc (du précédent chargement). Je passe cinq ou six heures à tourner, monter, descendre, glisser, attraper une tique ... et je prends mes quinze photos.

De retour au logis, je décide de développer ces photos noir & blanc de la tourbière: certaines vont être magnifiques, des rocher énormes échoués au milieu de la forêt, dans des tons de gris sur fond de troncs gris; des alignements de sapinières, sombres et austères, mais tellement géométriques. Bref, ça va envoyer du bois.

Mais non. Les plans films noir & blancs aussi ont été chargés à l'envers. Par soucis de cohérence, vraisemblablement ... Je me re-traite de buse.

Un développement forcé plus tard (deux fois plus longtemps), juste deux négatifs sont lisibles. Les autres sont quasiment complètement transparents. Manque de détail, contraste bizarre. Tant pis.

PF2016-04-01 Tourbière du Peuil300m @f/64, 1/15s. Kodak 320TXP, exposure on the backside.

Voilà. Le manque de pratique régulière ne pardonne pas. Pour tous les détails, du chargement du film à la mesure de la lumière, en passant par l'obturateur qu'on oublie de refermer avant de mettre le film, le volet du chassis qu'on enlève du mauvais coté (toute ressemblance avec des erreurs ayant été faites n'est pas fortuite).

C'est en forgeant ...

Telemark bootProvia 100F, with APO-Symmar 5.6/150. Shoot 30 sec @ f/22. Front swing 7deg for sharp focus in the axe of the boot. Back tilt 4deg for perspective.
 
PF#2015-12-6 lacLac de la forêt d'Orient. Prise de vue 23/10/2015. 1s @ f/16, bascule avant 3deg. MAP herbe 1er plan et horizon.
PF#2016-02-04 wet and coldShoot on 2016/02/07, with Nikkor SW 8/90mm. 1/15s @ f/22, 320TXP.
prise de vue 14/11/2015. 1/15s @ f/22.
prise de vue 20/10/2015. 15s @ f/64.

J'utilise Lightroom pour stocker, organiser et traiter les photos, quelle que soit la source : scan de film, ou numérique. Lightroom est un très bon logiciel, mais qui ne tourne pas sous Linux. Utiliser Lightroom, c'est donc se restreindre à Mac ou Windows. Mon ordinateur actuel est vieux (environ 8 ans), de plus en plus lent et va finir par me lâcher. Le remplacement arrive. Mac ou Linux ? Si j'arrive à trouver une alternative fiable à Lightroom, Linux. Sinon, je resterai avec Mac.

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Et voilà, aujourd'hui j'ai shooté ma première photo en New55 !

New55 #02 : Cucurbita pepoFirst trial of the New55 Film, negative side. APO Symmar 5,6/150 @ 1/8s, f/16. Some difficulties in handling the enveloppe made me open in daylight the right part (hence the over-exposition).

New55 FILM est une compagnie qui tente de re-créer un équivalent du fameux et disparu Polaroid-55. Le produit phare de New55 FILM c'est le New55 PN (pour Positive Negative), un film Noir & Blanc à développement instantané (comme feu le Polaroid) et qui donne un positif et un négatif. L'ambition affichée est d'obtenir un négatif de bonne qualité, donc réutilisable pour des tirages ultérieurs à partir du négatif.

Pour l'instant, j'ai fait un test à 100 ISO, et ça me donne un positif un peu clair, et un négatif de bonne densité. La photo ci-dessus est issue du scan du négatif. Le positif s'obtient en "peel apart": on expose la photo, on fait passer dans les rouleaux pour étaler la chimie, on attend quelques minutes et on sépare toutes les couches pour en extraire l'image positive. Ensuite le négatif peut lui aussi être extrait, plongé dans un fixateur et nettoyé.

La compagnie New55 FILM s'est montée avec un financement collaboratif "QuickStarter" (pour développer et stabiliser les recettes et processus), et se finance maintenant en vendant les quelques boites de films qui sortent de leur production. Leur dernier billet de blog n'est pas très optimiste, ils font face à la fois à des problèmes financiers et matériels.

A 85$ la boite de 5 films instantanés, je ne vais pas en acheter beaucoup. Sur une photo, je suis content du résultat, je suis content d'avoir l'occasion de pouvoir photographier comme si j'avais du Polaroid 55 (je serais encore plus enthousiaste si quelqu'un se relançait dans la production du Kodachrome en 4x5...), mais en regard de ma production photographique (à fonds perdus), c'est trop cher. Perdre un plan-film Provia à 5 euros, ou un TriX-320 à 2,5 euros suite à une erreur d'exposition ou de manipulation reste envisageable. Pas 17 dollars. Espérons une baisse de prix et une production stabilisée !

Troncs alignésForêt de Chenegy, troncs. 320TXP. APO-Symmar 5,6/150mm @ f/22, 4sec. Rotation av 6°, arrière 9°.

Ou comment enfin retrouver les couleurs des films après le scan...

Golden hourTest conclusif, je retrouve mes couleurs. Nikkor 90mm f/8 @ f/22, 1/2s, Provia 100.

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Au programme: du brouillard, de la pluie, et des nuages, et des ales…

C’est un pays de paysages, qui fait regretter de ne pas y passer plus longtemps, dans toutes les conditions météo, à toutes les saisons. Qui donne envie de le voir à travers une chambre, en grand format. Qui demande une lente pérégrination, à regarder passer la lumière. En voilà quelques photos, insatisfaisantes forcément, tellement tous ces paysages sont à photographier… et le résultat n’est pas à la hauteur.

Nous y avons perdu notre tente, mats pliés, cassés, toile déchirée. Une belle tempête venant de Skye nous l’a détruite. La photo suivante a été prise la veille de la tempête.

Camping, Morvich

La montagne au niveau de la mer, les lumières du nord à portée de main, les repas généreux au fond des pubs. Tout incite à y retourner. On en oublierait presque les midges…

Tour Sud.La tour sud des trois tours de l'Ile Verte, Grenoble. Film Kodak 320TXP, dev. XTOL 1+1. Nikkor SW 90mm f/8

Le décentrement est le mouvement le plus simple à appréhender à la chambre. C'est un déplacement, horizontal ou vertical, de la zone sensible dans l'image produite par l'objectif.

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Trouvé via le site photo-eye.blog, le photographe Michael Lange présente avec Wald une série de photographies de forêt. Prises au crépuscule, pour éviter que la lumière ne devienne le sujet par son jeu dans les feuilles, elles paraissent à la fois grises et majestueuses.

La vidéo ci-dessus est enregistrée à l'occasion d'une exposition. Michael Lange y revendique une lumière plate, et l'absence de tout élément distinctif d'origine humaine. L'observateur doit pouvoir ne voir que la forêt, et son imagination se développer.

Une approche bien différente de Nobuyuki Kobayashi !

Voilà une série de photos inhabituelles (par comparaison avec ce que je fais d'habitude), des portraits.

Le protocole était le suivant:

  • une chaude et très lumineuse journée de juillet;
  • un mur de pierres, et quelques arbres pour donner un peu d'ombre;
  • un grand fauteuil en osier;
  • un chambre 4x5', une boite de plan-films Fuji Across 100 (noir & blanc), un objectif Fujinon 250 f/5,6;
  • aucune directive d'installation, chacun était libre d'être debout, assis, vautré sur le fauteuil, et libre de prendre n'importe quelle pose.
Brigitte et Remi

La prochaine fois, il faudra un protocole plus strict, afin d'avoir une meilleure homogénéité de la série:

  • conserver la distance chambre - fauteuil constante, en essayant de se rapprocher;
  • avoir un fond uni (drap, blanc ou gris);
  • éclairer les visages (avec un réflecteur par exemple) pour avoir un peu plus de contrastes.

A suivre, peut-être ...

Le Charvin, pris de Notre Dame de Bellecombe. Prise de vue au jugé : f/22, 2h, avec un Fujinon 250/5,6.

PF#2015-03-01 Charvin and the starsShoot at f/22, 2h (Fujinon 5,6/250). Full moon light, meter out of range. Fujinon 250mm/5,6, Fomapan 100, XTOL 1+1

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